martes, 15 de noviembre de 2011

Rengeteg, le nouvel album de Thy Catafalque / Rengeteg, el nuevo album de Thy Catafalque


Vous prenez les riffs de guitare de Samael époque "Passage", vous y ajoutez un conteur hongrois de contes pour enfants pas très sages, et vous obtenez Rengeteg.

Tomáis el guitarreo de Samael época "Passage", le añadís un contador húngaro de cuentos para niños no muy buenos, y obteneís Rengeteg.

Ecouter/Escuchar "Kel keleti szél"  

domingo, 13 de noviembre de 2011

Surprise / Sopresa



La lumière du réverbère était trop faible pour que je puisse distinguer les traits de mon interlocuteur. Vêtu d'un imperméable, coiffé d'un chapeau, il fumait une cigarette. Entre deux bouffées, il me posait des questions sur les habitudes de la femme à abattre.
Lorsqu'il eût terminé la cigarette, il écrasa le mégot et fit un pas de côté. Je pus voir son visage. Il me posa alors la question tant attendue:
- Pourquoi voulez-vous la tuer ?
- Parce que je l'aime.
- Et elle ?
- Elle n'éprouve rien pour moi. C'est ma petite vengeance en somme.
L'homme sourit et s'en alla.
Deux mois plus tard, les faits divers firent état du meurtre d'une femme sans histoire.

Sous le même réverbère, je demandai au tueur à gages :
- Dites-donc, vous en avez mis du temps.
Il haussa les épaules et demanda à son tour :
- Vous sentez-vous mieux maintenant ? Je veux dire, maintenant qu'elle est morte.
Sa question me prit par surprise. Si je me sentais mieux ?? ....

- Chéri ? Chéri ? Ça va ? Tu as eu un cauchemar ?
- Oui, mon amour, mais ce n'est rien. Rendors-toi.

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La luz del la farola era demasiado débil para que pudiera distinguir los rasgos de mi interlocutor. Llevaba un impermeable y un sombrero, y estaba fumando un cigarrillo. Entre dos caladas, me estaba preguntando sobre las costumbres de la mujer que tenía que matar.
Cuando terminó el cigarrillo, pisó la colilla y dio un paso de lado. Pude ver su rostro. Me hizo entonces la pregunta tan esperada:
- ¿Por qué quiere matarla?
- Porque la quiero.
- ¿Y ella?
- No siente nada por mí. Es mi pequeña venganza, de cierto modo.
El hombre sonrió y se marchó.
Dos meses más tarde, en los sucesos de los periódicos, se podía leer el asesinato de una mujer sin historias.

Bajo la misma farola, pregunté al asesino a sueldo:
- Oiga, usted tardó mucho.
Se encogió de hombros y preguntó a su vez:
- ¿Se siente mejor ahora? Quiero decir, ahora que ha muerto.
Su pregunta me pilló por sorpresa. ¿Si me sentía mejor??...

- ¿Cariño? ¿Cariño? ¿Estás bien? ¿Has tenido una pesadilla?
- Así es, amor mío, pero no pasa nada. Duérmete otra vez.

martes, 1 de noviembre de 2011

Opeth vire au prog - Opeth se vuelve prog



Jusqu'à présent, les références prog de Opeth se limitaient à deux titres d'albums faisant allusion à des groupes de rock progressif plutôt confidentiels ("Blackwater park", "Still Life") ainsi qu'à quelques séquences éparses. L'album "Damnation" était à mon sens accoustique, mais pas progressif.
Là, Opeth franchit le pas et "Heritage" est un album de rock progressif en bonne et due forme. Certaines structures alambiquées rappellent sans aucun doute possible les premiers Yes ou Emerson, Lake and Palmer (le titre "The Devil's Orchard" par exemple). Plus de death-metal donc, pas de retour au black/death romantique des deux premiers albums non plus (snif...).
Le résultat est-il bon ? A chacun de juger, pour ma part, je dirai qu'il est au moins intéressant. Un titre comme "Famine" (à mon sens le meilleur morceau) fait penser au Jethro Tull de Aqualung, en plus sombre.

Ecouter "Famine"


Hasta ahora, las referencias prog de Opeth se limitaban a dos títulos de albums aludiendo a grupos de rock progresivo con limitado éxito ("Blackwater park", "Still Life") y algunas secuencias aisladas. El album "Damnation" era, para mí, acústico pero no progresivo.
Esta vez, Opeth da el paso y "Heritage" es un album de rock progresivo de la verdad verdadera. Algunas estructuras sofisticadas recuerdan sin duda ninguna a los primeros albums de Yes o Emerson, Lake and Palmer (el título "The Devil's Orchard" por ejemplo). No más death-metal, ninguna vuelta al black/death romántico de los dos primeros albums tampoco (snif...).
¿El album resulta bueno? Que cada uno opine, por mi parte, diría que por lo menos es interesante. Un título como "Famine" (para mí la mejor canción) recuerda al Jethro Tull de Aqualung, en más oscuro.

Escuchar "Famine"

jueves, 29 de septiembre de 2011

Les traditions et la Tradition / Las tradiciones y la Tradición


Pour faire bref, les traditions sont un ensemble d'habitudes rassurantes et/ou aliénantes. Ce sont des repères, plus ou moins justifiés (parfois totalement injustifiés et injustes, voire cruels), et les hommes se battent entre eux soit pour les défendre, soit pour les faire tomber.

La Tradition est un mode de connaissance, le véhicule d'une pensée atemporelle. Et tout le monde semble s'en moquer éperdument.

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Para hacerlo cortito, las tradiciones son un conjunto de costumbres tranquilizadoras y/o alienadoras. Son referencias más o menos justificadas (a veces totalmente injustificadas e injustas, incluso crueles), y los hombres luchan entre sí bien para defenderlas, o bien para verlas caer.

La Tradición es un modo de conocimiento, el vehículo de un pensamiento atemporal. Y parece que a la gente le importa un bledo.

domingo, 11 de septiembre de 2011

Ah les intros de Summoning... / Menudas intros que las de Summoning


Les albums de Summoning ont le bon goût de commencer par des ambiances épiques du plus bel effet...
Loa albums de Summoning tienen el buen gusto de empezar por unos ambientes épicas muy conseguidas...

A New Power Is Rising
Angbands Schmieden
Bauglir
Rhûn


   

jueves, 8 de septiembre de 2011

Piper Excelsum - Episode 3 / Piper Excelsum - Episodio 3




Episode 2

Les deux collègues et amis restèrent un moment sans rien dire. Puis Michel prit la parole :

-          Il est hors du coup, non ? demanda-t-il.
-          Oui. C’est clair.
-          Bon, ben on est en plein brouillard. Aucune piste apparente, aucun motif. Vous avez fini de composer le portrait des Le Normand ?
-          Le Nermord.
-          Oui, pardon. Vous avez vérifié s’il y avait des trucs louches ?
-          Oui et que dalle. Tu veux y jeter un œil ?

Barnabé tendit plusieurs feuillets à Michel.

-          Merci, Barny. Je les lirai tout à l’heure, pour m’endormir. Enfin bon, si j’arrive à garder les yeux ouverts. Je suis vanné, là.
-          Moi aussi. Et puis, c’est dur, nerveusement, ces trucs là.

Le lieutenant Van Back était, tout comme le commissaire Faubert, un dur à cuire. A la brigade criminelle, on avait tendance à les appeler les « cow-boys ». Michel faisait semblant d’être agacé, mais en fait, il aimait bien cette image. Barnabé, lui, s’en moquait éperdument. Néanmoins, ni l’un ni l’autre n’étaient des machines. La farce macabre que leur avait montée l’assassin les avait secoués. Il était évidemment hors de question que le dingue se soit trompé d’un étage. Si passer du soulagement de ne pas trouver de cadavres au choc de découvrir deux corps était franchement désagréable, l’état dans lequel ils avaient trouvé M. et Mme Le Nermord n’arrangeait rien à l’affaire.

-          Ouais, c’est dur, reconnut également Michel.

Il allait ajouter quelque chose quand la porte s’ouvrit et une femme d’une quarantaine d’années, à l’allure très sportive, entra.

-          Eh ben alors, mes petits cow-boys, vous avez un joli meurtre sur les bras ? demanda-t-elle, d’un ton ironique et compatissant à la fois.
-          On ne t’a jamais appris à frapper avant d’entrer, Agnès ? rétorqua Michel.

-          Bon, ben, on se voit plus tard Michel, dit Barnabé, assez sèchement avant de s’en aller.

La dénommée Agnès regarda comme Barnabé quittait la pièce sans même lui jeter un regard.

-          Il m’en veut encore, non ?
-          Ça lui passera… d’ici un an ou deux…
-          Quand même…
-          Ben oui, mais tu n’as pas été très sympa, ma chère. En plus, vu le spectacle qu’on a dû se taper tout à l’heure…
-          C’était si dur ? s’enquit Agnès.
-          Oui. T’inquiète, tu auras bientôt les détails. Mais là, je me sens pas d’en parler, désolé.
-          Donc oui, c’était dur.

Michel se leva.

-          Je vais aller pioncer un peu. Je suis mort. A demain, poulette.

Il lui tapota l’épaule.

-          Epargne-moi le numéro du macho, s’il te plaît !
-          D’accord, poulette. A demain.
-          Ciao.


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Episodio 2

Los dos colegas y amigos se quedaron un rato sin decir nada. Luego Michel tomó la palabra:

- No tiene nada que ver con la historia, ¿verdad? preguntó
- Está claro.
- Bueno, pues estamos finos. Ninguna pista que seguir, ningún motivo. ¿Habéis terminado con la descripción de los Le Normand?
- Le Nermord.
- Ay perdón. ¿Habéis averigüado si había cosas raras?
- Sí y la verdad es que no hay nada. ¿Quieres echar un vistazo tú?

Barnabé le pasó varias hojas a Michel.

 - Gracias, Barny. Los leeré dentro de un rato, para dormirme. En fin, si consigo que mis ojos sigan abiertos. Estoy muerto ahora mismo.
- Y yo. Además, estas cosas te machacan.

El lugarteniente Van Back era un tío duro, como el comisario Faubert. En la brigada criminal, se les solían llamar "los vaqueros". Michel fingía mosquearse cuando le llamaban así, pero en realidad, le gustaba aquella imagen. En cuanto a Barhabnabé, le importaba un pepino. Sin embargo, ninguno de los dos era una máquina. La farza macabre que  había organizado el asesino en su honor les habían tocado. Era fuera de lugar pensar que el pirado se había equivocado de piso. Si pasar del alivio por no encontrar cadáveres al trauma que supuso descubrir dos cuerpos era francamente desagradable, el estado en el que habían encontrado al Señor y a la Señora Le Nermord tampoco ayudó.

- Posí, es duro, admitió también Michel.

Iba a añadir algo cuando la puerta se abrió y una mujer cuarentona, con aires de deportista, entró.

- Pero bueno, mis pequeños vaqueros, estáis investi gando un bonito crimen, ¿a qué sí? preguntó con tono irónico pero compadeciente a la vez.
- ¿Nunca te enseñaron a llamar antes de entrar, Agnès? replicó Michel.
- Bueno, nos vemos luego Michel, dijo Barnabé, un tanto enfadado, y se fue.

La tal Agnès miró cómo Barnabé se iba de la sala sin siquiera dignarse a mirarla.

- ¿Sigue cabreado, no?
- Ya se le pasará... dentro de un par de añitos...
- Vaya...
- Ya ves, pero es que no te portaste muy bien, querida. Además, visto el espectáculo que tuvimos que tragarnos hace un momento...
- ¿Tan duro fue? inquirió Agnès.
- Lo fue. Pero no te preocupes, en breve tendrás los detalles. Pero ahora mismo, no soy capaz de hablar de aquello, lo siento.
- Entonces sí que fue duro.

Michel se levantó.

- Me voy a la camita. Estoy muerto. Nos vemos mañana, nena.

 Le dio una palmadita sobre el hombro.

- Venga, ¡ahórrame el numerito del tío duro, por favor!
- De acuerdo, nena. Hasta mañana.
- Ciao.

lunes, 1 de agosto de 2011

La nature du temps / La naturaleza del tiempo




Dans Les tactiques de Chronos, Etienne Klein, à défaut de nous expliquer ce qu'est le temps, nous montre ce que le temps n'est pas, ou quelles caractéristiques il n'a pas. Exemple : nous sommes gonflés de dire que "le temps passe" puisque s'il y a bien une chose qui ne passe pas c'est bien lui. Il ne passe pas, il fait passer.
Si l'espace est souvent synonyme de liberté, le temps peut nous apparaître comme une prison, une route de laquelle nous ne pouvons nous écarter.
Comme l'a souligné Eugène Canseliet, le Présent nous est refusé. "Nous avons à peine fini de parler que nos paroles sont déjà tombées dans le passé". Atteindre l'Eternel Présent, la Vie en Lumière ne paraît pas pouvoir être autre chose qu'un songe...

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En Las tácticas de Cronos, Etienne Klein, aunque no nos pueda explicar lo que es el tiempo, nos enseña lo que no es, o qué características no tiene. Un ejemplo: tenemos mucho morro cuando decimos que "el tiempo pasa" ya que si hay una cosa que no pasa, es precisamente él. No transcurre, hace que las cosas transcurran. Si el espacio es a menudo sinónimo de libertad, el tiempo nos puede parecer una cárcel, un camino que no podemos dejar.
Como lo subrayó Eugène Canseliet, el Presente nos es rechazado. "Apenas hemos terminado de hablar y nuestras palabras ya han caído en el pasado". Alcanzar el Presente Eterno, la Vida dentro de la Luz no parece poder ser otra cosa que un sueño...